Partager l'article ! Soul Jazz Records - Steppas' Delight 2: Sortie : décembre 2009 Label : Soul Jazz Records Soul Jazz Records a commencé dans le ...
Sortie : décembre 2009
Label : Soul Jazz Records
Soul Jazz Records a commencé dans les années 1990 son travail de réédition de disques de jazz, de funk, de reggae et de soul. Au travers de dizaines de compilations, le label
londonien retranscrit l’histoire de ces musiques noires, en s’attardant largement sur celle de la Jamaïque et du foisonnement musical qu’elle a hébergé. Les rééditions, notamment, des
compilations de Studio One, l’éminent label jamaïcain de Clement "Coxsone" Dodd font figure d’indispensables en matière de roots music. Mais Soul Jazz a également élargit ses
horizons en fouillant du côté du hip-hop, du post-punk et plus récemment du dubstep.
Et si Stuart Baker, le fondateur du label, doute du fait que les jeunes producteurs perçoivent réellement la façon dont le reggae a influencé le dubstep, cela ne l’empêche pas de se dévouer entièrement à la promotion de cette scène maintenant bien établie. Pour preuve la prépondérance du genre dans la compilation des singles 2008-2009 (chroniquée ici).
Ce volume 2 de la série des Steppas’ Delight : Dubstep Present to Future, un véritable pavé, réunit des singles sortis par le label durant l’année et un paquet d’inédits, avec des pointures comme Ramadanman & Applebim, Benga, Joker & Ginz ou Darkstar. On a affaire sans conteste à une sélection de grande qualité, et on aborde tout le long différents versants du dubstep, du garage crade et vrillé jusqu’aux beats atmosphériques. Mais outre les problèmes de digestion dus à la longueur, cette compilation souffre d'un manque de réel fil conducteur.
Reste tout de même une quantité de pépites : on retrouve le génial Focus de Dusk & Blackdown et son irréprescible progression, on en ressort le souffle court. On savoure également l’immense Router de Pagaea, la dub-techno progressive de Ramadanman & Applebim avec Sous Le Sable ou encore le Need You de Darkstar, toujours saisissant. En plus électro et binaire, 1975 du portuguais Mr Gasparov fait sévèrement remuer de la tête, d’un air gentiment régressif.
Soul Jazz n’a donc rien perdu de sa superbe, et même si le défrichage de ce Steppas’ Delight 2 fatigue un peu, il serait bien dommage de passer à côté.
