Partager l'article ! Son Lux - Weapons: Sortie : février 2010 Label : Anticon Genre : Curiosité Note : 6 Encore u ...
Sortie : février 2010
Label : Anticon
Genre : Curiosité
Note : 6
Encore un drôle d'ovni venu de chez Anticon. Avant même la musique, le concept est particulier. Fin 2008, Son Lux sort l'album At War With Walls & Mazes qui contient le titre Weapons. Le New Yorkais décide de prolonger l'esprit de ce morceau sur maxi et convie dans ce but quelques amis artistes. Plus qu'un EP de remixs, Weapons est un concept à lui seul qui va bien plus loin que la simple relecture.
L'ensemble s'écoute d'une traite comme si les différents titres étaient liés pour n'en former qu'un seul. Le disque débute par la reprise du son de violon issu de l'original, débarrassé de sa batterie. Son Lux pose cette boucle comme l'itération qui servira de base aux créations, comme terrain de jeu pour lui et ses compagnons. Le court Weapons II donne ainsi le ton.
C'est au tour de Polyphonic de se lancer. Il propose un Weapons III bien plus numérique, entre ambient et électronica, avec des voix fantomatiques en arrière plan. Alors que tout semble fondre dans l'infini, Nico Muhly arrive avec la boucle de violon originelle qui sert de fondement à un abstract hip hop noir. La voix ressurgit de l'ombre, claire et séduisante, tandis que le beat se fait de plus en plus dégradé.
Son Lux reprend la main pour un Weapons V guerrier. Plus question de cordes enjouées, l'heure est à la mélodie synthétique abrupte où le chant sourd n'est
qu'un cri de détresse d'un soldat touché au milieu du chant de bataille. La seconde partie du titre, instrumentale, vient filer la métaphore guerrière avant de s'achever sur une douce ligne de
piano solo. Alias offre ensuite une version moins inspirée où il vogue en eau connu jusqu'à ce rap venu de nulle part qui apporte une touche d'originalité. Enfin, Weapons
VII est une conclusion grandiloquente à cet EP des mains mêmes de l'auteur du morceau original.
Son Lux réinvente le concept de maxi de remixs avec ce Weapons dont les sept extraits s'écoutent sans lassitude et même avec un certain intérêt !
par Tahiti Raph