Partager l'article ! AEED - Title: Sortie : janvier 2011 Label : Fuselab / Jumble Genre : Rap instrumental électronique Note : 5 ...
Sortie : janvier 2011
Label : Fuselab / Jumble
Genre : Rap instrumental électronique
Note : 5
Après un mini-album et un maxi (Error Code, chroniqué ici) de bonne facture, AEED se lance sur un long format, Titles (en téléchargement gratuit ou payant ici), produisant toujours des bidouillages électroniques entre électronica et rap instrumental. Son label l'avait à juste titre inclus dans sa première compilation étiquetée "future beats" (Re-Jumble, chroniquée ici).
En 20 pistes plutôt courtes, le Suisse créé une ambiance apaisante par des nappes voluptueuses et des rythmiques peu nerveuses. Les quelques samples de voix parcemés avec mesure viennent ajouter une touche organique dans un ensemble fortement numérique. Les cris de Children Of The Sun sont ainsi un appel à l'aide face à une mélodie massive que rien ne semble pouvoir arrêter. Les évolutions sont assez minimales, la dynamique étant plutôt créée par l'enchaînement des titres. Au claquement des caisses claires répondent des bleeps nombreux et variés. Avec What ou Ciao, AEED forge des instrumentaux au tempo déviant et regorgeant de sons pour construire un tout viable qui avance en claudiquant.
Mais cette profusion de morceaux cache quelques manques. Si une certaine unité se dégage de l'album, les temps forts sont rares et l'écoute peut sembler de ce fait un peu linéaire. De même, les évolutions des titres, assez limitées, renforcent ce sentiment. Par exemple, la base d'un Electricity Part 2 interpelle, mais peine par la suite sérieusement à décoller. Plus de ruptures et de surprises auraient pu agréablement bouscule l'écoute. Toutefois, des passages comme Through The City ou Radio Galaxia se démarquent, notamment grâce à des constructions plus marquées et des lignes accrocheuses, et relèvent un peu l'attention.
Le producteur suisse signe donc un disque aux qualités indéniables mais qui manque de relief pour tenir sur la longueur.
par Tahiti Raph