Comme chaque année, nous livrons ici ce que nous jugeons être le meilleur du cru 2011. Cette fois encore, beaucoup de disques manqueront. Pas par partialité, mais surtout parce que tous les labels ne nous envoient pas leurs réalisations. Nous sommes comme chaque année ouverts aux suggestions, aux critiques et aux quolibets. Bon millésime à vous.
20 -
Sound Wave Pressure - Prozac (Liminal Recs) -------> chronique ici
19 -
Millipede - Powerless (Hymen
Records) -------> chronique ici
18 -
R.roo - Into A cloud (Abstrakt Reflektions) -------> chronique ici
17 -
Melorman - After Noon (Sun Sea Sky productions) -------> chronique ici
16 -
Submerged - Before Fire Was Against Other People
(Ohm Resistance) -------> chronique ici
15 -
Frank Riggio -
Texturtion/Distosolista (Deepvast) -------> chronique ici
14 -
Stendeck -
Scintilla (Tympanik Audio) -------> chronique ici
13 -
DNN - When Things Stop To Move (Halbsicht) -------> chronique ici
12 -
Ahnst Anders - Home (ant-zen) -------> chronique ici
11 -
Undermathic - Deleted (Tympanik Audio) -------> chronique ici
10 -
Phoenecia - Demissions (Schematic) -------> chronique ici
09 -
Erode - Horizon (Tympanik Audio) -------> chronique ici
08 -
Normotone
- Inward Structures (Tymapnik Audio) -------> chronique ici
07 -
Karsten Pflum - No Noia My Love (Hymen) -------> chronique ici
06 -
Flint Glass & Polarlicht 4.1 - Zoran's Equation (Funkwelten)
-------> chronique ici
05 -
Aes Dana - Perimeters (Ultimae) -------> chronique ici
04 -
Enduser - Even Weight (Ad Noiseam) -------> chronique ici
03 -
Tapage - Overgrown (Tympanik Audio) -------> chronique ici
02 -
Access To Arasaka - Geosynchron (Tympanik Audio) ------->
chronique ici
01 -
Semiomime - From Memory (Ad
Noiseam) -------> chronique ici
par Ed Loxapac et Manolito
Nous cherchons un nouveau chroniqueur (pluôt chroniqueuse d'ailleurs car nous militons activement pour la parité) pour étoffer l'équipe.
Nous cherchons quelqu'un qui s'y connaît en particulier en hip-hop, abstract hip-hop, glitch-hop and co. Mais bien entendu, cela est juste une porte d'entrée et il n'est pas question de se limiter à ces références. Plus vous êtes ouvert à la musique électronique, mieux c'est.
Pour postuler, le principe est simple : vous nous envoyez une chronique d'un album récent ainsi qu'un courrier mettant en avant vos goûts musicaux.
On vous laisse jusqu'à la fin du mois pour nous envoyer votre candidature à l'adresse suivante : nouveauchroniqueur@gmail.com
Sortie : juin 2011
Label : distribution gratuite par Chroniques électroniques
Genre : abstract hip-hop à l'esprit large
Après une première édition IDM (ici), Chroniques électroniques a réuni de nouveau des artistes que nous affectionnons pour un deuxième volume qui évolue plus dans une sphère abstract hip-hop. 12 titres inédits, voire conçus pour l'occasion, venus d'Amérique du Nord, de Russie et principalement de France pour prolonger notre envie de vous faire découvrir toujours plus de musique.
Télécharger ici (mp3 320 kb/s VBR)
1 - Doctor Flake - Amours obscures
Textes : poèmes de Jacques Prévert récités par Serge Régianni
Le beatmaker français est auteur de trois albums profonds et introspectifs, dont le dernier est sorti en 2009 (chroniqué ici). Ce titre a été offert lors de l'ouverture de son nouveau site Internet. Le prochain album de Doctor Flake est prévu pour septembre 2011.
2 - Fred Yaddaden - Golden Stones
Producteur français, Fred Yaddaden (LZO Records) nous avait touché avec son album (ici) qui donnait dans un abstrait hip-hop inspiré et mélancolique.
3 - Mr Teddybear - La Vague
Samples, claviers : Mr Teddybear
Basse : Alexandre Argouarch'
Chant : Mathieu Eveillard
Mr Teddybear a produit le premier Psyckick Lyrikah avant de continuer sa route en solo avec notamment un magnifique album en 2010 (ici) sorti chez Dezordr Records. Il travaille actuellement sur un nouveau maxi.
4 - Old Bear - Kernel One
Le Français Old Bear est arrivé jusqu'à nos oreilles avec l'album If You Can Find Me (ici) sorti sur le netlabel allemand Rec72. Il travaille actuellement sur un second long format.
5 - Dust On Snow (Brad Hamers & Frietboer) - Perfect Flop
Extrait d'un maxi à venir cet été, ce titre est issu de la combinaison du rappeur américain Brad Hamers (Token Recluse), auteur du génial album Post No Dreams en 2010 (ici), et du producteur Hollandais Frietboer.
6 - Le Parasite - Gravity Sucks
Producteur français proche de Dezordr Records, Le Parasite est notamment apparu sur plusieurs des compilations diffusées gratuitement par le label.
7 - Big Pauper - Firebombing My Little Dresden (fucked speaker video edit)
Le boss du label Token Recluse et moitié de Two Ton Sloth avec Brad Hamers, Big Pauper, qui vient de sortir un excellent album pour Fake Four Inc. (ici), prolonge ses mélanges de samples sur ce titre.
8 - Shiyugosha - Tsukuyomi
Guitare & programmation : Shiyugosha
Beat : Dtracks
Membre éminent de Dezordr Records, Shiyugosha a sorti un album mélancolique et profond sur ce label avant de continuer ses expérimentations cinématographiques.
9 - Two Left Ears - Meredith Palpite
Extrait à venir du prochain maxi du groupe à venir en octobre 2011. Two Left Ears (Laybell) s'est fait remarquer à l'été 2010 par un premier album riche (ici).
10 - Superpoze - Cowboys
C'est avec le maxi Lost Cosmonaut (ici) que Superpoze s'est signalé à nos oreilles avec un sens aiguisé du sample qui va faire mouche.
11 - Modul - Sun Police
Extrait de leur album à venir, les Russes de Modul officient dans une branche un peu plus électronique… Fondateurs du média Fuselab, ils ont sorti en ce début d'année une série de maxis et un album sous le nom de Wols (ici).
12 - Kenlo Craqnuques - Labo-Frunk
Pour finir cette compilation, Kenlo Craqnuques (interview ici) nous envoie une sucrerie du Canada, avec l'avalanche de bleeps à laquelle il nous a habitué avec ses mixtapes colorées…
Merci à tous les artistes pour leur temps et leur générosité. Merci à l'équipe de Chroniques et à vous de nous suivre...
par Tahiti Raph
Sortie : avril 2011
Label : Chroniques Electroniques Free Compilation
Manolito et moi-même partageons depuis déjà quelques temps un certain goût pour les musiques électroniques qu'un grand nombre qualifie légitimement d'intelligentes. En plus de poser nos mots, ici, au sujet des albums d'artistes passionnants, certaines velléités d'indépendance littéraire et artistique nous animent de plus en plus. En compagnie d'un fidèle lecteur de Chroniques Electroniques, le dénommé Mourad Kachroud, nous avons récemment décidé de nous lancer dans cette aventure risquée mais excitante qu'est la création d'un label. Sans prétention aucune face à des labels comme Tympanik, Hymen, Ad Noiseam, Ultimae ou Boltfish, à qui nous vouons une admiration qui s'approche parfois du culte. Si Synaptic Rachitis est déjà né dans nos esprits, sa véritable naissance statutaire, administrative et artistique n'en est encore qu'à ses balbutiements. Nous profitons donc aujourd'hui de l'humble visibilité que nous offre notre site pour publier une première compilation, regroupant des titres réalisés par des artistes qui nous mettent en émoi à chacune de leurs sorties. Parce que la musique n'appartient pas seulement à l'élite qui la conçoit, cette compilation est gratuite. Remercions donc les artistes qui ont accepté de jouer le jeu, réunis sous une bannière aussi artisanale et si... francophone que Chroniques Electroniques. Nous souhaitons que vous soyez nombreux à nous suivre dans cette nouvelle étape que constitue Synaptic Rachitis. La publication de When Light's Drillin The Haze au sein de Chroniques Electroniques a donc quelque chose pour nous d'extrêmement symbolique. Que ce premier jet vous procure autant d'émotions qu'à nous.
Download : (MP3 320kbps)
Crédits :
Artwork : Lou Nugues
Mastering : Vincent Villuis (Aes Dana) à l'Ultimae Studio de Lyon
Compilée et imaginée par : Manon Torres (Manolito), Mourad Kachroud et Vincent Blandin (mon avatar dans la vraie vie).
Réalisée par : Tous les artistes présents sans qui rien n'aurait été possible.
Remerciements :
Plus particulièrement à tous les artistes participants. B2B et Tahiti Raph de Chroniques Electroniques, Benjamin Fogel de Playlist Society, Mourad Kachroud, POgo du Kehezen Studio Port du Rhin, Timothée Mathelin aka shift., Vincent Villuis (pas assez de mots pour toi mec), FA, Huby et tous ceux qui nous soutiennent, nous lisent, nous écoutent et qui gravitent de près ou de loin autour des musiques électroniques intelligentes.
Manolito and myself have been sharing for some times a penchant for electronic music generally qualified as intelligent. In addition to putting our words here on albums from fascinating artists, we've been feeling more and more the need for more artistic and literary commitment. With the help of a faithful reader, Mourad Kachroud, we have recently decided to throw ourselves into the exciting project of creating a label. Without any conceit vis-à-vis labels like Tympanik, Hymen, Ad Noiseam, Ultimae or Boltfish, to whom we devote an admiration without any limit. Even if Synaptic Rachitis is already born in our minds, its real administrative and artistic life is just emerging. We take the opportunity given by our blog to publish our first compilation. It includes tracks created by the artists who put us in a flutter at each release. Because music doesn't belong only the elite that creates it, this compilation is free. We want to thank the artists who accepted the game, gathered under the non professional and frenchy name of Chroniques Electroniques. We hope you will be numerous following us through this new adventure called Synaptic Rachitis. The publication of When Light's Drillin The Haze on Chroniques Electroniques is very special for us. Hoping that this first cast feeds you with emotions and bliss.
Download : (MP3 320kbps) et (FLAC)
Credits :
Artwork : Lou Nugues
Mastering : Vincent Villuis (Aes Dana) at Ultimae Studio of Lyon
Compiled and imagined by : Manon Torres (Manolito), Mourad Kachroud and Vincent Blandin (my real life avatar).
Created by : A bunch of fascinating artists.
Special thanks :
To all the participating musicians. B2B and Tahiti Raph of Chroniques Electroniques, Benjamin Fogel from Playlist Society, Mourad Kachroud, POgo from Kehezen Studio Port du Rhin, Timothée Mathelin aka shift., Vincent Villuis, FA, Huby and all the people who support us, read us, listen to us and gravitate around intelligent electronic music.
Vous l'attendiez, vous désespériez, meilleur que le Beaujolais, le top albums dubstep 2010 est arrivé. Terme pris au sens large, tant ses frontières sont floues. Les disques proposés ici pouvant tout aussi bien tendre vers l'ambient, que flirter avec le breakcore. Ce top n'a nullement l'ambition d'être exhaustif, et l'album n'étant point le format de prédilection du genre, d'innombrables et excellents EPs ne sauront être pris en compte. Vos réactions, réjouies ou scandalisées, sont les bienvenues, tout ceci étant proprement subjectif. A la bonne vôtre.
1
Matta - Prototype (Ad Noiseam) - chronique ici
2
Vex'd -
Cloud Seed (Planet Mu) - chronique ici
3
Niveau Zero - In_Sect (Ad Noiseam) - chronique ici
4
Clubroot - II-MMX (LoDubs) - chronique ici
5
Eleven Tigers - Clouds Are Mountains (Soul Motive) - chronique ici
6
Scuba - Triangulation (Hotflush Recordings) - chronique ici
7
Mount Kimbie - Crooks & Lovers (Hotflush Recordings) - chronique
ici
8
Autopilot
- Less Talk, More Bass (Life After Math) - chroniques d'Autopilot ici et ici
9
Roof Light -
Kirkwood Gap (Hightpoint Lowlife) - chronique ici
10
Echodub
Loves vol. 2 (compilation) - chronique ici
par Manolito
Top 10 des meilleurs albums tech-house de l'année 2010 (sélection 2009 ici).
Cette sélection est totalement personnelle et donc ouverte aux commentaires et critiques.
1 –
John
Roberts – Glass Eights (Dial) --> chronique ici
2 –
Arandel – In D (Infiné) --> chronique ici
3 -
Four Tet – There Is Love In You (Domino) --> chronique ici
4 -
Pantha Du Prince – Black Noise (Rough Trade)
--> chronique ici
5 -
Shed – The Traveller (Ostgut Ton) --> chronique ici
6 -
Martin Buttrich – Crash Test (Desolat) --> chronique ici
7 -
Christopher Rau – Asper Clouds (Smallville) --> chronique ici
8 -
Marcel Dettmann – Dettmann (Ostgut Ton)
--> chronique ici
9 -
Peter Van Hoesen – Entropic City (Time To Express) --> chronique ici
10 -
Efdemin – Chicago (Dial) --> chronique ici
par B2B
Comme l'année dernière (ici), je me permets de retranscrire ma vision des meilleurs albums de ces illustres genres. Et comme l'année dernière, certains excellents opus manqueront à l'appel. Donc encore une fois, ce top n'engage que moi, humblement. C'est pas Les Inrocks ou Resident Advisor ici ! Nul ne détient la vérité. Elle se partage, donc n'hésitez pas à poster en commentaire votre propre classement. Pour les autres, bonnes (re)découvertes et à l'année prochaine.
P.S. : A noter que vous retrouverez certains de ces artistes au tracklist de notre première free compilation du genre, Between Shadows, Lights and Thunder qui devrait voir le jour en février 2011.
1
Access To Arasaka - Void (); (Tympanik Audio) chronique ici
2
Ginormous - The Sound Of Love Impermanent (Ant-Zen) chronique ici
3 Pleq - Sound Of Rebirth (Impulsive Art) chronique ici
4
Igorrr - Nostril (Ad Noiseam) chronique ici
5
Amorph - Aléas
(U-Cover) chronique ici
6
Tapage & Meander - Etched In
Salt (Tympanik Audio) chronique ici
7
Proem -
Enough Conflict (n5md) chronique ici
8
Future Sound Of London - Environments 3 (FSOL Digital) chronique ici
9
Candle Nine - The Muse In The Machine (Tympanik Audio) chronique ici
10 Asura (Ryan York) - Asura (Non projects) chronique
ici
11
Nebulo - Artefact (Hymen Records) chronique ici
12
Karsten Pflum - Slaphead Faun (Mindwaves Music)
chronique ici
13
arMuta - Sebilacotha
(Raumklang Music) chronique ici
14
Roel Funcken - Vade (Ad Noiseam) chronique ici
15
Asura (Charles Farewell) - 306 (Ultimae) chronique ici
16
Altered:Carbon - Altered:Carbon (Section 27 Netlabel) chronique ici
17
Abs6 - Audiomedikation (Hymen Records) chronique ici
18
Dirk Geiger - Autumn Fields (Tympanik Audio) chronique ici
19
Sabi - Glued In Thin Memories (Boltfish) chronique ici
20
Carbon Based Lifeforms - Interloper (Ultimae) chronique ici
21
Subheim - No Land Called Home (Ad Noiseam) chronique ici
22
Kraken - Strop (Raubbau) chronique ici
23
Diaphane - Samdhya (Ant-Zen) chronique ici
24
Logical
Disorder - Violent Playground (Breathe Netlabel) chronique ici
25
Autechre - Move Of Ten (Warp) chronique ici
par Ed Loxapac
Grande nouveauté pour cette rentrée, Chroniques électroniques va faire son apparition dans la grille des programmes de Radio Campus Paris. Un samedi sur deux, de 20h30 à 22h, notre équipe investira le studio pour présenter les dernières tueries sorties en matière de musiques électroniques. Une manière de prolonger le travail écrit ici par plus d'écoute que notre simple radio en streaming.
Rendez-vous le 16 octobre à 20h30 sur 93.9 FM à Paris ou en streaming sur le site Internet de la radio. Et pour ceux qui ne seraient pas au rendez-vous, l'émission sera disponible ensuite en podcast sur la page de l'émission du site de Radio Campus Paris.
par Ed Loxapac
Les tentatives d’écriture sur la musique électronique sont encore trop sporadiques alors que la recherche d’information et le besoin d’approfondissement ne peuvent être satisfaits uniquement par le net. Notre collègue Raphaël Richard (aka Tahiti Raph) vient de sortir un bouquin s'intéressant à l'Histoire des DJ… et de leur influence sur la musique, préfacé par Matt Black de Coldcut, chez l'éditeur Camion Blanc.
Les néophytes y trouveront une base solide pour gonfler leur culture musicale. Raphaël Richard plonge dans les fondations et ramifications foisonnantes de cette aventure. Pour cela, il divise son livre en trois parties, autant distinctes qu’intimement liées, en s’intéressant d’abord aux pionniers jamaïcains, puis à l’émergence de la culture hip-hop avant l’apparition de la sphère électronique.
Ce livre constitue une introduction référencée à la naissance des DJ, tout en élargissant le spectre au statut qui leur est conféré aujourd'hui.
Plus d’infos ici.
par B2B
2009 fut un grand cru en matières d'IDM, d'électronica, d'ambient ou d'Indus. Ce top aurait pu comporter plus de 50 albums dignes du plus grand intérêt. Il a donc
été compliqué de faire une synthèse objective et impartiale. Évidemment, il y a forcément un paquet de galettes que je n'ai pas écouté (ou trop peu) qui auraient pu tenir leur place dans ce top.
N'hésitez pas à lâcher vos commentaires enflammés ou condescendants...
1
Access To Arasaka - Oppidan (Tympanik Audio)
chronique ici
2
Aes Dana - Leylines (Ultimae) chronique
ici
3 Defrag - Lament Element (Hymen Records) chronique ici
4 L'Ombre - Letting Go At The Steering Wheel (Ant-Zen) chronique ici
5 Detritus - Things Gone Wrong (Ad Noiseam) chronique ici
6
Ametsub - The
Nothings Of The North (Progressive Form) chronique ici
7 Raoul Sinier - Tremens Industry (Ad Noiseam) chronique ici
8
Ochre - Like Dust Of Balance (Benbecula) chronique
ici
9 Stendeck - Somnambula (Tympanik Audio) chronique ici
10
Melorman - Out In A Field (Symbolic
Interaction) chronique ici
11 Tapage - Fallen Clouds (Tympanik Audio) chronique ici
12 Pleq - The Metamorphosis (U-Cover) chronique ici
13
Cheju - Broken Waves (Boltfish) chronique
ici
14 Pleq - The Fallen Love (Vu-Us) chronique ici
15
Jon Hopkins - Insides
(Domino Records) chronique ici
16 Infinite Scale - Ad Infinitum (Rednetic) chronique ici
17 Imminent - Cask Strength (Ant-Zen) chronique ici
18 Yvat - Kunzite (Boltfish) chronique ici
19 Millipede - All My Best Intentions (Hymen) chronique ici
20 Ahnst Anders - Many Ways (Ant-Zen) chronique ici
Retrouvez les tops 2009 de B2B et Tahiti Raph sur leurs pages respectives.
Le Top des blogueurs regroupe 37 passionnés de musique réunis autour d'un classement des meilleurs albums de l'année avec pour objectif de défendre leurs coups de cœur et découvertes sans pour autant négliger les incontournables de 2009. Chroniques électroniques vous présente cet article collaboratif publié à l'identique sur tous les blogs participants !
Ramona Falls - Intuit
Lyle : Qui l'aurait cru en début d'année : un album du leader de Menomena classé ici ? Mais sous le nom de Ramona Falls, Brent Knopf, accompagné d'un tas d'amis, a mis de l'ordre dans la pop foutraque de son groupe pour en garder le meilleur : une musique aux influences variées, complexe dans ses arrangements mais extrêmement entrainante et accessible. Digne d'être plébiscitée par le plus grand nombre. (A lire également la chronique de Thibault)
Grizzly Bear -
Veckatimest
Mathieu G : Veckatimest possède une indéniable force mélodique, quelque chose qui redonne à la pop un peu de son sens originel, la bande son qui améliorerait les petits tracas de notre vie quotidienne. En étant à la fois acoustique et puissant dans ses constructions qui partent dans une multitude de directions ; Grizzly Bear vient de réaliser le grand moment pop de l’année. (A lire également la chronique de Julien)
Animal Collective - Merriweather Post Pavilion
Sfar : 2008 déjà : un EP époustouflant, des versions live prometteuses d’un album à venir. Mi janvier 2009 : personne ne sort indemne de la sortie de Merriweather Post Pavilion. On évoque alors tout et son contraire : de l’œuvre géniale à l’imposture musicale. Une tournée, une année sont passées et l’album est toujours présent sur nos platines. CQFD. (A lire également la chronique de François)
Fuck Buttons - Tarot
Sport
Ed Loxapac : Le duo Fuck Buttons transforme l'essai avec le magistral Tarot Sport. Bien aidé par la production d'Andrew Weatherall, ils réalisent un album épique, telle une déflagration sonique digne d'un moteur d'avion au décollage. Diffusant un air étrangement euphorisant, Tarot Sport franchit le mur du son en ne laissant derrière lui que cendres et poussières. (A lire également la chronique de Eddie)
Danger Mouse & Sparklehorse - Dark Night of the Soul
Laurent : Un casting trop luxueux face à un producteur trop en vue, le tout magnifié par les images de David Lynch, Dark Night Of The Soul avait tout pour n’être qu’un feu de paille de plus. Mais c’était sans compter sur le songwriting de Mark Linkous qui insuffle ici une vraie cohérence via des instrumentations racées, écrin idéal pour les voix abîmées de Vic Chesnutt, Franck Black et Iggy Pop. Au final, une œuvre où les talents ne nuisent jamais à l’intimité. (A lire également la chronique de Ju)
Aufgang - S/T
Benjamin L : « 2 pianos, 1 batterie : ascenseur pour l’inouï », voila comment est vendu Aufgang par son label. En réalité, l’album est tout simplement un des projets les plus ambitieux de ce début de siècle. Un savant mélange entre musique électronique et musique classique, composé comme un mouvement symphonique, avec un début, une fin et surtout un contenu. Précis, incisif, puissant mais mélodieux, cet album pourrait, d’ici quelques années, servir de manifeste à une nouvelle génération de musique. (A lire également la chronique de Mauve)
Cougar - Patriot
Anousonne : Cougar est une des surprises de l’année, mais amplement méritée tant Patriot a réussi à synthétiser le raffinement de Tortoise, l'intensité fleuve d'un Do Make Say Think tout en s'accordant des plongées mélodiques échappées du cerveau de Four Tet. Patriot est un album angulaire, instrumental, bruyant, puissant, jouissif, intense où Cougar redéfinit musicalement sa vision du post-rock. (A lire également la chronique de Martin)
Vic Chesnutt - At the
Cut
Mmarsupilami : Vic Chesnutt, vingt ans de carrière, quinze albums et un couronnement de plus avec At The Cut. Les complices musiciens du label Constellation s’effacent pour créer une oppressante ambiance musicale faite de cordes, drones et menaces. La voix de Chesnutt zèbre et éclaire cet orage électrique de sa fulgurance. Prises au piège de l’humanité, les pierres en pleureraient... (A lire également la chronique de Thomas)
The Limes - S/T
Violette : Un « Groupe Super » où chacun apporte son énergie, sa douceur et sa poésie au petit édifice pour rendre ce premier disque, à première vue basique, unique une fois dans la platine. On ne peut s’empêcher d’être fier et rassuré de voir une jeune relève française sachant s’affranchir des frontières pour notre bien (essayez donc de lire cette phrase à haute voix !). (A lire également la chronique de Arbobo)
DM Stith - Heavy Ghost
Disso : Cet album est un chef d'œuvre empli de grâce et de douceur. Des fantômes sur la pointe des pieds dansent sur la mousse des sous-bois, les anges emplissent l'air de leurs chœurs et DM Stith, berger mystique d'une troupe céleste, nous envoute avec sa musique au charme gracile et glacial. (A lire également la chronique de Erwan)
Bill Callahan - Sometimes I Wish We Were An Eagle
Dali : Il se cachait depuis longtemps derrière le pseudo Smog, Bill Callahan sortait cette année un deuxième album en son nom propre : Sometimes I Wish We Were An Eagle. Un disque folk mélancolique et doux, aux mélodies subtiles, en apparence un peu austère : à l'image de Callahan lui même, droit, un peu grave et d'une classe folle, qui se bonifie avec le temps, et les écoutes. (A lire également la chronique de Thibault)
Converge - Axe to fall
Systool : Inutile de le nier, Converge aura une fois de plus attaqué notre cortex de plein fouet via les constructions complexes et les guitares abrasives de Axe to Fall. Si on peut louer les collaborations de membres éminents de Neurosis, Cave In ou encore Genghis Tron, on sait pertinemment que tout le mérite revient à Jacob Bannon et à ses trois acolytes. Une écoute traumatisante, indispensable pour cette année 2009 résolument folky. (A lire également la chronique de Benjamin F)
Current 93 - Aleph at Hallucinatory Mountain
Mr Meuble : Album à l'image du groupe, trouble, halluciné et vibrant. Les chants tibétains y côtoient les chants de Maldoror et milles expérimentations cathartiques. Un voyage fascinant qui sonne à la fois comme la bande son de l'apocalypse et celle de la rédemption. (A lire également la chronique de Twist)
Dominique A - La
Musique
Christophe : Depuis la mort de Bashung, ils ne sont plus très nombreux les artistes français capables de réconcilier les amoureux de chansons à texte,à la française, et les adeptes de mélodies pop-rock à l’anglo-saxonne. Dominique A est de ceux-là, sans doute même son plus beau représentant. Après presque 20 ans de carrière, il vient une nouvelle fois de prouver tout son talent sur un double album somptueux. (A lire également la chronique de Benoit)
Benjamin Biolay
- La Superbe
Romink : Conquis, comme tombé sous les charmes de La superbe. Un disque d’hiver, enivrant, enveloppant et compact à la fois malgré son format. Pudique et exhibitionniste, parfois dur, parfois tendre, il berce, stresse, repose et interroge. Comme une météorite qui pénètre l’atmosphère, le double album de Benjamin Biolay illumine l’automne et laissera, c’est certain, son empreinte dans la mémoire collective. (A lire également la chronique de JS)
Fever Ray - Fever Ray
Kris : Il se déroule toute une vie parallèle dans les univers perpétuels de The Knife, et aujourd’hui chez Karin Dreijer Andersson en solo sous le pseudo de Fever Ray. Chaque rythme, chaque production, chaque profondeur atteinte dans cet album sonnent comme des anathèmes foudroyants du monde qui est le nôtre. Cette rugosité empathique, cette urgence apocalyptique, font de Fever Ray une expérience incontournable et impitoyable. (A lire également la chronique de Rod)
The XX- S/T
Christophe : Le buzz est un fleuve intarissable qui prend sa source, selon les cas, à Londres ou Brooklyn. Concernant The XX, c’est de la capitale anglaise qu’est parti l’incendie cold-wave et il a tout ravagé sur son passage, jusqu’au line-up du groupe amputé depuis d’un de ses membres. Il y a comme toujours avec ce genre de phénomène, les « pour » et les « anti » mais une chose est sûre, The XX aura marqué d’une belle empreinte l’année 2009. (A lire également la chronique de Paul)
The Tiny -
Gravity & Grace
Saab : Trop souvent, on voudrait intellectualiser la musique, qu'elle rentre dans un format cartésien nous permettant de différencier la bonne de la mauvaise. Mais la musique est essentiellement une question d'émotions et le groupe suédois The Tiny en témoigne avec leur troisième album Gravity and Grace, petit chef d'oeuvre inclassable entre folk boisé et pop de chambre. Le chant déchirant d'Ellekari Larsson y est inoubliable. (A lire également la chronique de Daniel)
Marie-Flore - More than thirty seconds if you please
Arbobo : Le parcours de trop de "grands" a fait oublier combien un premier disque pouvait être fort, déjà brillant, déjà puissant. Combien c'est rare de faire des débuts aussi bluffants. L'air de rien, Marie-Flore réussit à nous faire lever les poils du premier au dernier titre. Avec ses morceaux tout sauf standard, son sens de la mélodie et sa voix sortie d'un livre de sortilèges, on se demandait si elle saurait nous impressionner autant sur disque qu'elle le fait sur scène. Oui, évidemment, oui. (A lire également la chronique de Benjamin F)
St Vincent - Actor
Panda Panda : Dans le monde merveilleux d’Annie Clark, les instruments à vent et à cordes dansent ensemble d’une jolie manière, parfois balayés par l’horreur tapie dans un coin qui ressurgit sous la forme de déflagrations électriques et tordues, l’imaginaire de la belle étonne et ne ressemble à nul autre avec ses cent idées à l’heure. C’est donc tout naturellement et avec un plaisir immense qu’on retrouve ce drôle d’Actor à cette vingtième place. (A lire également la chronique d’Olivier)
Anousonne de Grandcrew ; Benjamin F de Playlist Society et du Ricard sa Live Music ; Benjamin L de Soul Kitchen, Benoit de Pop Revue Express, de Hop Blog et de Benzine ; une bonne partie de l’équipe de Dans le mur du son : avec Arbobo de Arbobo, Erwan de The man of Rennes steals our hearts, Lyle de J’écoute de la musique de merde, Thomas du Golb et de Culturofil, et Twist de I left without my hat ; Dali de This Is All About Audio Dynamite ; Daniel de Listen See Feel ; Disso de Derrière la fenêtre ; Ed Loxapac de Chroniques Electroniques ; trois Indie Pop Rockeurs avec Christophe de La Tête à Toto, Mathieu de Ramdom Songs et Paul de Pomme de Pin ; Eddie du Choix de Mlle Eddie ; François de Dans Mon Mange-Disque ; JS de Good Karma ; Ju de Des Oreilles Dans Babylones ; Julien de Des Chibres et Des Lettres et de Goûte mes Disques ; Kris d’Au bout du chemin et de Sound Of Violence ; Laure de Not For Tourists ; Laurent de Rocktrotteur ; Martin de Branche Ton Sonotone ; Mmarsupilami de Little Reviews ; Mr Meuble de Sous les pavés, la Plage ; Olivier de Feu à Volonté ; Panda Panda de Ears of Panda ; Pierre de Musik Please ; Rod du Hiboo ; Romink de My(Good)Zik ; Saab de With Music In My Mind ; Sfar de Toujours un coup d’avance ! ; Systool du Gueusif Online ; Thibault de La Quenelle Culturelle et Violette des Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes
Annulation, problèmes financiers et de lieux, divers festivals consacrés exclusivement ou en partie aux musiques électroniques font face à d'importants problèmes pour exister chaque année. La mauvaise volonté des municipalités accueillantes n'y est pas étrangère.
Au moins trois événements ne pourront se tenir en 2009 pour ces raisons. Du côté de Besançon, Electro Clique a « préféré annuler le festival cette année que de le faire à rabais », explique Vincent Nicod son directeur. En cause, la ville qui a multiplié les obstacles lors de la recherche d'un site original, entraînant ainsi une augmentation du coût.
Charlotte Lazimi sur le site rue89.com racontait le 6 juillet dernier que la même mésaventure était arrivée au Hadra Trance, basé à Grenoble. Après s'être tenu dans deux communes différentes depuis 2005, le festival - soutenu par la région - a laissé tomber cette année faute de lieu. Les deux municipalités en question ont argué du mécontentement des habitants pour refuser de les accueillir à nouveau.
« Le festival Elektro Circus, qui a lieu depuis cinq ans début mai à Carpentras, a dû lui changer de date et de lieu. "Nous avons eu un désaccord avec la mairie en terme de budget et de contenu du festival que nous souhaitions plus ambitieux", explique Clémentine Maillol, coordinatrice du Collectif Freeson, organisateur de l'évènement. », pouvait-on aussi lire dans cet article de Rue89.
Mairie ennemie
« Le festival Seconde nature (musiques et art numériques) qui devait se tenir à Aix au mois de juin, a été annulé après des problèmes d’implantation », confie Dro de Marsatac. Ce dernier est aussi en négociation permanente avec la mairie. « Ce festival est perçu depuis le début comme une difficulté et jamais comme une chance, il est subi plutôt que désiré. Depuis plus de dix ans maintenant nous rencontrons une difficulté majeure dans notre relation avec la ville de Marseille », explique-t-il. Après avoir visité différents sites et notamment le Fort Saint-Jean l'an passé, il se tiendra au Docks des Suds en 2009. Une solution qui ne satisfait pas tout à fait l'organisation : « Nous alertons nos interlocuteurs depuis plusieurs années sur la nécessité de trouver un autre lieu sur la commune pour permettre la tenue du festival Marsatac, pour l’instant aucune solution acceptable ne nous a été proposée ni pour 2009 ni pour les années futures... Ces problèmes de lieux et de localisation à Marseille remettent en cause le projet dans sa globalité. »
Même problème à Caen où Nördik Impakt avait dû réduire la voilure en 2008 après des changements à la tête de la mairie et à la préfecture. Passer du grand Parc des expos à la plus restreinte salle des musiques actuelles du Cargö n'avait pas été exercice facile. Pour cette année, une nouveau lieu devrait être investi. « Le choix du site n'est pas encore finalisé mais il y a de grandes chances que ce soit au Zénith de Caen dans une configuration "festival", indique Christophe Moulin directeur de Nördik et du Cargö. Le Parc des expos convenait parfaitement, mais avec une semaine de montage et une de démontage le coût de location était exorbitant. »
Viabilité financière
Christophe Moulin touche là le problème qui sous-tend ces questions de site : les finances. « Les difficultés se sont considérablement accrues pour les festivals de musique électronique, notamment par rapport à il y a dix ans. Ces événements sont généralement autofinancés, la législation s'est durcie, la professionnalisation des acteurs entraîne des coûts plus élevés et les cachets des artistes ont été multipliés par dix... mais ni les prix des billets ni les subventions des pouvoirs publics n'ont suivi la même hausse », précise-t-il.
Même problème pour Electro Clique : « Avec un budget autour des 100.000 euros nous obtenons uniquement 2.500 euros et quelques impressions de supports de la part de la ville de Besançon. Nous avons environ 8 % de subvention toutes collectivités confondues. En 2008, la Sacem nous a annoncé qu'elle retirait son aide sur 2008 le premier jour du festival », se désole Vicent Nicod.
« Les festivals sont écartelés entre des solutions viables en termes d'organisation, mais financièrement intenables », complète Christophe Moulin. Tous les organisateurs craignent donc pour la pérennité de leur manifestation. Dro de Marsatac indique ainsi : « Nous sommes las de devoir nous battre chaque année pour continuer à exister. Nous avons fait des efforts énormes depuis le début pour que cette manifestation puisse tenir et se développer ».
Public indésirable
« Ces problèmes sont liés aux esthétiques que nous défendons, aux amplitudes horaires sur lesquelles nous opérons, aux publics "jeunes" que nous accueillons mais pas seulement. Marseille est une ville extrêmement conservatrice, assez médiocre mais très fière d’elle même et peu disposée à se remettre en question », poursuit Dro.
Les obstacles rencontrés sont donc également liés à l'image que renvoie ces événements et le public qui gravite autour de la musique électronique. Avec plus de dix ans d'existence, Marsatac et Nördik Impakt ont pourtant convaincu de leur capacité d'organiser ce type de manifestation. Après les épisodes récurrents de lutte contre les teknivals, les musiques électroniques n'ont pas fini de se battre pour pouvoir exister en France.
Par Tahiti Raph