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Sortie : 30 janvier 2012
Label : Kompakt
Genre : Ambient
Note : 7/10
Ce qui va suivre est une chronique purement factuelle de Pop Ambient 2012, dernière édition en date de la série de chez Kompakt, pour la simple et bonne raison que ça me soûle de pondre tous les ans le même discours concernant l’histoire de ces compils. Pour cela, vous passerez par la case « rétro » en allant vous alimenter auprès des chroniques des précédentes éditions (2011 ici et 2010 ici).
Les bons élèves :
- Mohn (aka Jörg Burger et Wolfgang Voigt) avec un Manifesto massif, un bloc sonore brut et grésillant dont les réverbérations s’inscrivent dans la durée.
- Marsen Jules dont le Swans Reflecting Elephants s’offre une incursion jazz pour le moins déstabilisante mais brillamment maitrisé.
- Triola avec un Richmodis cinématographique installant un climat de suspicion.
- Wolfgang Voigt dont le Rückverzauberung 5 est sans conteste le meilleur morceau de cette édition. On fait face à une ambient audacieuse, proche d’un collage surréaliste avec ses instruments s’enchaînant sans logique tout en étant fédéré par une étrange nappe. Si vous pensiez que l’abstract ambient ne verrait jamais le jour, vous vous étiez planté.
Les mauvais élèves :
- Morek, Magazine et Simon Scott qui font dans l’ambient à papa. On s’y ennuie fermement et on attend gentiment que leurs morceaux se finissent.
Les autres :
- Bvdub fait du bvdub, mais en même temps c’est ce que l’on attend de lui. Son Your Loyalty Lies Long Forgotten est beau à chialer mais malheureusement bien trop court. Décidément, le mec est bon uniquement sur le format 20 minutes.
- Superpitcher qui se révèle poétique et vaporeux avec son Jackson lentement immersif.
- Loops Of Your Heart (aka The Field en version instrumentale) idéalement placé en fin d’album. Bien que trop répétitif, ce petit écart mélancolique, uniquement relevé par quelques notes de guitares, donne l’impression de vivre un été sans fin.
Cette fournée est à l’image de celle de 2011, un brin paresseuse (le comble pour de l’ambient !) tout en restant sporadiquement fascinante. On est tout de même loin de ce que peut offrir le meilleur de l’ambient actuelle. Kompakt ne démérite pas totalement mais semble avoir un léger train de retard.
par B2B