Mardi 22 décembre 2009
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19:13
Sortie : Septembre 2009
Label : FSolDigital.com
Il est Australien, son label est Anglais, son album fait plus de deux heures. Il n'y a pas besoin d'en savoir beaucoup plus pour se
plonger dans l'album de Seafar. On n'en apprendra de toute façon pas des masses après quelques recherches. Entre
nappes ambient et électronica discret, l'univers de ce disque est assez Anglais, rappelant notamment quelques vieux travaux de chez Warp. Les beats sont secs et les atmosphères denses
occupent paisiblement l'espace. Certains y trouveront un bois au petit matin, fraîchement arosé d'une douce rosée. D'autres se sentiront pousser des réacteurs et planeront dans l'espace, observant
la lente danse des planètes, bercés par la pesanteur. Seafar ne viendra brusquer ni les uns ni les autres. Il construit ses plages simplement, dispensant les évolutions avec mesure, travaillant les
textures et le ressenti avant tout.
De deux à neuf minutes, les morceaux se suivent dans le même esprit mais marqués par des motivations différentes. Ils peuvent se révéler torturés dans les rythmiques (Ravenswood
Underpass), extatiques dans les volutes de clavier (Antifi) ou étrangement mélodieux (Young Team Theme). D'autres passages ne sont que d'inquiétantes transitions
(Dreamenviron ou Seabox) vers des sonorités plus dures. Une froideur synthétique qui fait l'effet du métal sur la peau. La sobriété de certains titres, Baird Memorial et
sa mélodie lointaine par exemple, tranche alors avec la volupté d'autres comme Dr. Catchlove et ses nappes envahissantes.
L'Australien nous perd au milieu de sa musique, nous retrouve par moment avec des moments plus classiques (Rising Son) et de nouveau brouille les pistes (Coolstrikgreen).
Les plus patients iront au bout de ces 26 tracks, sans doute l'esprit ailleurs, et une petite envie d'y rester.

par Tahiti Raph