Partager l'article ! Kitsuné Maison - Compilation 8: Sortie : 16 novembre 2009 Label : Kitsuné Genre : Electro-pop, house et putasseries Not ...
Sortie : 16 novembre 2009
Label : Kitsuné
Genre : Electro-pop, house et putasseries
Note : 2/10
L'écurie Kitsuné, qui enflamme surtout le microcosme nombriliste parisiano-parisien, sort sa 8e compilation pour le bonheur des kids à mèches.
Malheureusement, p'tit Jean, leur idole, s'est coupé les cheveux. Et oui, les modes changent mais Kitsuné persiste. C'est non sans un certain masochisme que l'on se surprend à écouter chaque
nouvelle cuvée du label dans l'espoir d'y dénicher un ou deux titres produisant leur petit effet.
Cette compil' ne déroge pas aux louables habitudes éclectiques de Kitsuné mais les 19 titres semblent majoritairement datés. On nage en plein revival 80's avec un mauvais goût affirmé. Comment ne
pas être affligé à l'écoute de Jolie Chérie et son électro-pop même pas digne d'un générique de Max Pécas ?
Autant l'avouer, il n'y a quasiment rien à se mettre sous la dent si ce n'est Maximus, track techno de Beni (remixé ici par Harvard Bass) sonnant comme
du Brodinski ou bien l'électro rétro-futuriste du Junocide de Logo et l'électro salace du I Love London de Crystal Fighters.
Trois titres restant un bilan excessivement faible et ces derniers devant leur survie à la médiocrité de l'ensemble.
Le reste de la compil' est tout simplement sans intérêt. Les sonorités spatiales et les sons 8-bit se succèdent tout du long dans un élan de classicisme éprouvant. Les confirmés
Siriusmo, Midnight Juggernauts ou Heartsrevolution nous endorment littéralement pendant que les buzzés Two Door Cinema Club et
Memory Tapes peinent à convaincre de par leur manque d'inventivité.
La presse a beau s'extasier régulièrement devant chaque sortie du label (c'est une fois de plus le cas avec cet opus), on se rend vite compte que cette hype est veine et formatée. En nous vendant
chaque sortie comme étant la quintessence de la branchitude, l'édifice se retourne contre le label qui apparaît davantage aujourd'hui comme le fer de lance d'un son aseptisé et sans
créativité.