Partager l'article ! JPLS - The Depths: Sortie : 2 décembre 2009 Label : M_nus Records Genre : Ambient mentale Note : 6/10 ...
Sortie : 2 décembre 2009
Label : M_nus Records
Genre : Ambient mentale
Note : 6/10
On reproche trop souvent à l’écurie M_nus de ne sortir que des maxis formatés de techno mentale confectionnés sur informatique en respectant un solide cahier des charges. Il en ressort trop souvent des productions froides et impalpables mais parfois, l’étincelle surgit. Cette année, on peut aisément retenir l’excellent album de Louderbach ou encore la bombe minimal Nineteen d’Ambivalent. La musique de JPLS emprunte un autre chemin, celui de l’electronica hypnotique.
The Depths n’est pas un album facile d’accès. Mieux vaut accepter totalement l’immersion pour éviter de rester à la porte. Les 8 pièces de l’album s’imbriquent parfaitement mais laissent cependant perplexe. Les 12 minutes inaugural de Reset plongent immédiatement l’auditeur dans une électronica industrielle tout en aspiration où des sonorités étranges donnent l’impression d’être en milieu hostile. C’est d’ailleurs cette permanente impression d’espace qui domine. The Depths prend un malin plaisir à laisser les portes ouvertes pour qu’un vent glacial puisse s’engouffrer. JPLS a beau proposer trois titres de techno mentale aux basses surpuissantes et qui vous feront danser la mâchoire serrée, il reste difficile d’apercevoir une once de lumière.
Mais JPLS tombe trop souvent dans l’hermétisme total. Les quatre morceaux d’électronica clôturant l’album semblent ne jamais varier. Cette musique reste tellement opaque que l’on finit par se faire chier si l’on ne reste pas finement concentré. On pourrait ainsi rapprocher l’art cinétique de Bridget Riley de cet album, soit vous contemplez avec précision l’ensemble de l’œuvre pour en saisir la portée, soit vous passez définitivement à coté.
The Depths est une œuvre tellement sombre et froide qu’il est difficile de pouvoir sincèrement l’apprécier. Le voyage a beau s’avérer post-apocalyptique et déverser ses paysages de désolation, on reste trop souvent de marbre. M_nus s'est fait prendre à son propre jeu.
par B2B