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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /Jan /2010 15:44

Sortie : janvier 2010
Label : Ninja Tune
Genre : Electronica acoustique

Note : 5

Même si Ninja Tune n'a plus le même rayonnement que par le passé, ses sorties restent surveillées de près. Dernière en date, celle du collectif à formation variable Jaga Jazzist qui sévit depuis 15 ans dans un étrange mélange d'instruments et d'électroniques, aussi moderne que marqué par le froid de leur Norvège d'origine.

A l'heure de leur sixième album, Lars Horntveth et sa bande n'ont pas abandonné cette formule et continue donc de créer des titres instrumentaux entre jazz-rock (Bananfleur Overalt), musique électronique (
Toccata), post-rock (220 V / Spektral) et d'autres influences... comme Wagner et Fela qui ont, selon le groupe, donné l'état d'esprit pour le morceau One-Arm Bandit, avant de devenir le thème de toutes leurs nouvelles compositions. Ce lien avec le compositeur allemand et le "Black president" nigérian ne saute toutefois pas aux oreilles.
Rien ne semble d'ailleurs très évident à l'écoute de cet album. Les compositions sont très denses, les cuivres doivent se forger leur place entre les claviers, les guitares, la batterie fougueuse et les nombreux sons synthétiques qui peuplent chaque titre. Le format assez long des pistes, huit morceaux pour plus de 50 min de musique, permet tout à la fois à chacun de trouver sa place et de développer des constructions soigneusement évolutives. Il faudra donc un peu de temps et d'attention pour bien appréhender le propos des neufs multi-instrumentistes qui ont puisé leur inspiration au coeur de la forêt suédoise. Cette complexité peut autant attiser la curiosité sur
220 V / Spektral que la décourager avec Prognissekongen.
Les Norvégiens sont plus convaincants quand ils vont plus à l'essentiel. Ainsi l'entêtante mélodie de Toccata porte à elle seule un titre assez dépouillé, malgré les cuivres dans un choeur musclé (assez wagnerien d'ailleurs) ou par petites touches qui viennent renforcer ou aérer le ton. Cette repiration au milieu du disque permet de reprendre son souffle avant de repartir dans une voie moins facile d'accès.

Discret depuis 2005, Jaga Jazzist signe un retour intéressant bien qu'inégal. Les voir sur scène pourrait achever de convaincre.

http://www.beatink.com/br/jaga-jazzist/brc248/img/jack_img.jpg

par Tahiti Raph
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