Partager l'article ! Dubphonic - Relight: Sortie : novembre 2009 Label : Hammerbass Cela faisait 5 ans que l’on n'avait plus entendu parlé de Dubphoni ...
Sortie : novembre 2009
Label : Hammerbass
Cela faisait 5 ans que l’on n'avait plus entendu parlé de Dubphonic. Après un premier album prometteur en 2003,
Smoke Signals, le trio parisien retourne en studio pour la préparation de ce qui deviendra Relight... et y reste pour 3 ans.
Et à vrai dire, il semble que Stefane Goldman, Alexis Mauri (aka Alexkid) et Sylvain Mosca ont su mettre leur temps à profit puisque
Relight a tout de l’excellente surprise. Si Smoke Signals était résolument orienté dub, ce second opus s’inscrit dans une veine beaucoup plus trip-hop. Des pérégrinations
méditatives de synthétiseurs se posent sur des lignes de basses languides et lourdes, et des mélodies de guitare, piano et flûte s'accolent aux breaks filtrés. Le groupe mêle avec une grande
fluidité des influences jamaïcaines, africaines à ses ondulations électroniques, avec un perpétuel soucis du groove. Si la cohérence est indéniable, les ambiances se succèdent, variées : la
poussière des rues de Kingston (All You Weed Is Love) fait place à des volutes aériennes aux accents électronica (le superbe Parachute), pour finir sur une course moroderienne
contre la montre (Outland). Autre nouveauté chez Dubphonic : quatres morceaux sont chantés. On retiendra particulièrement le flow insisif de Mau, moitiée du groupe anglais
Earthling, sur Ricky Balboa et les caresses de la voix de Liset Alea sur le The Only Girl On Earth introductif. L'épique Nora Sun se distingue du reste de
l'album, l'escalade haletante des synthés n'autorisant pas de possible redescente.
S'il est vrai que les représentants de la scène trip-hop française ne sont pas légion, Dubphonic s'impose comme un des chefs de file. Relight, avec ses ambiances
cinématographiques et son groove nonchalant, s'inscrit dans les réussites de 2009.
