Partager l'article ! De Niro – Night Shift EP: Sortie : septembre 2011 Label : NoMad Records Genre : Dubstep jazzy ...
Sortie : septembre 2011
Label : NoMad Records
Genre : Dubstep jazzy
Note : 7/10
Merde, mais quel genre de traumatisme infantile faut-il avoir vécu pour décider, un beau matin devant son café, d’adopter définitivement le blaze De Niro ? L’eût-on forcé à regarder dès l’âge de trois ans les films de l’acteur les yeux ouverts de force comme dans Orange Mécanique que nous n’en serions pas surpris. Difficile en outre d’obtenir des infos sur le bonhomme, sinon qu’il traine ses guêtres depuis plusieurs années sur la scène Bass Music italienne. Premier EP à son nom propre - un featuring avait précédé - sur le tout jeune mais ambitieux netlabel NoMad Records, également italien, ce Night Shift n’en est pas moins un excellent essai de dubstep, dont la noirceur jazzy dégage un charme assez irrésistible.
A mille lieues des pulvérizations Hecquiennes, De Niro reprend à son compte les grandes lignes des codes du genre dans lequel il officie, plus proche du son et du format de songwriting d’un Digital Mystikz par exemple. Mais ce qui distingue l’italien de ses compères londoniens tient dans la dose de jazz injectée dans ses compositions. Les lignes mélodiques de cuivres, fortement teintées de blues, font s’envoler son dubstep avec une langueur aérienne et désabusée qui font tout le charme de cet EP. A ce titre, le morceau éponyme dit l’essentiel, en installant une atmosphère contemplative, invitant à une danse lancinante et solitaire. De délicats wobbles parviennent à bercer l’auditeur, chose rare pour ce genre procédé sonore. On se prend alors à rêver de déambuler la nuit dans les grandes cités italiennes, sous la protection de ses églises majestueuses, à la recherche d’un absolu perdu. Et ce n’est déjà pas si mal.
Mais quatre petits titres, et c’est déjà fini. Espérons avoir rapidement des nouvelles de De Niro et de son netlabel nomade, ce n’est pas tous les jours que le dubstep parvient à transmettre ce genre d’émotions. Un filon à creuser !
par Pingouin Anonyme