Mardi 29 décembre 2009
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Sortie : 8 décembre 2009
Label : Ultimae
Le label lyonnais Ultimae a cette année encore démontré sa brillante incapacité à sortir de mauvais disques. Après avoir lâché un Out of
Breath de toute beauté sur la récente compilation Imaginary Friends (chroniqué ici), le Parisien Alexandre Scheffer, ou Cell, publie enfin son nouvel album Hanging Masses. Fils de musiciens, il démontre un intérêt certain pour le piano et les claviers dès son plus
jeune âge. Ses influences, allant de Peter Gabriel à Tangerine Dream, de LFO à Kraftwerk, lui permettent d'un peu plus affiner ses envies. Outre ses apparitions sur
Ultimae, il a réalisé un autre album, deux lives et compose également des bandes originales.
Hanging Masses est un véritable hymne à la haute définition. Celui qui l'écoute se doit de posséder un matériel digne de ce nom pour en saisir toute sa splendide substance.
Votre vieux discman ou l'auto-radio de votre Fuego n'apparaissent pas comme les plus adaptés.
Cette electronica ambient est subtilement progressive et littéralement stratosphérique.
Résolument downtempo, cette musique envoie des messages satellitaires à des cieux réceptifs. L'ouverture sur Calling, semble évoquer le départ d'une odyssée vers des galaxies inconnues et
rassurantes. Switch Off est co-signé par Aes Dana, chaleureuse tête pensante du label. Les volutes diffusées par ce morceau pourrait rappeler à n'importe quel amnésique ses propres
errements foetales dans un liquide amniotique réconfortant.
On ne détaillera pas toutes les émotions constatées pour conserver un minimum de surprise à celui qui voudra acquérir ce magnifique objet.
Le diptyque Second Shape, Hanging Masses, mais surtout les superbes Vapor et Risky Nap Under Blue Tree, réservent eux ausssi leur lot de délectables
frissons.
Comme souvent chez Ultimae, on navigue entre conscience et coma chamanique, prêt à hiberner une éternité auprès de tant de textures enveloppantes.
Cet album témoigne une fois de plus que les claviers et les machines repoussent toujours un peu plus les limites de la composition musicale. Ce disque est accompagné d'un splendide artwork signé
par Sub88. Ceci devrait un peu plus affirmer votre volonté d'obtenir cet album dans sa version physique. Quant à moi, il ne me reste plus qu'à me replonger en hibernation et ré-appuyer sur
play, en attendant la prochaine sortie du label.

par Ed Loxapac