Lundi 2 novembre 2009
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19:18
Sortie : 16 novembre 2009
Label : Warp
Nous avions été parmi les premiers à parler de l'excellent dernier album de Bibio, Ambivalence Avenue (chroniqué
ici). Cet album n'a pratiquement reçu que des critiques très élogieuses et s'est en plus très bien vendu. Nous ne
reparlerons donc pas cette fois-ci de ses précédents exploits sur le label Mush. Concentrons nous sur ce que le divin label Warp nomme "le complément idéal à
Ambivalence Avenue".
Constitué de quatre inédits et de huit remixs concoctés par des pointures et des artistes moins connus, The Apple And The Tooth ressemble au premier abord à un disque anecdotique dont
l'unique but est de renflouer les caisses des maisons de disques, en cette désormais longue période de vache maigre.
Ne soyons pas mauvaise langue, les remixs des titres d'Ambivalence Avenue valent peut être leur pesant de cacahuètes.
Sur les quatre inédits, on retrouve le style si particulier et si appréciable de Stephen Wilkinson. Ce mélange de folktronica et de pop 60's est toujours aussi attachant.
Les deux premiers morceaux, The Apple And The Tooth et Rotten Rudd, sont très jolis mais sans surprises. Steal The Lamp, mais surtout Bones And Skulls sont
heureusement plus inspirés, avec ce savant dosage de textures vintages et de reverb joliment posée sur des voix toujours aussi hippies.
Joli donc, mais pas vraiment indispensable.
Du côté des remixs, Clark s'illustre sur S'Vive avec le style syncopé qui le caractérise. Les réelles bonnes surprises émanent des excellents mais trop méconnus Letherette et
The Gentleman Losers, qui subliment presque Lover's Carvings et Haikueske. Le dernier cité renvoie à un spleen bucolique du meilleur effet.
Fire Ant rappelle que l'on a connu Keaver & Brause plus inspirés lors de leur récent album.
Bibio conclut brillamment lui-même cet opus en revisitant le déjà très bon The Palm Of Your Wave.
La musique de naturaliste que réalise Bibio est toujours aussi appréciable. Certains remixs apportent effectivement une jolie plus-value mais bon... on ne nous empêchera pas de penser que ce disque
est surtout un bon moyen de surfer sur le succès de son glorieux prédécesseur.
On pardonnera facilement à Warp ce petit écart aux visées mercantiles. Ce disque a le don de jeter un petit coup de projecteur sur des artistes tels que The Gentleman Losers, qui le
méritent grandement. Sans être un must-have, cet album ravira sans nul doute les inconditionnels de Bibio. Nous ne serons pas les premiers à leur jeter la pierre.

par Ed Loxapac