Partager l'article ! Belleruche - The Liberty EP: Sortie : mars 2010 Label : Tru Thoughts Genre : Soul Note : 5 Remarqué ...
Sortie : mars 2010
Label : Tru Thoughts
Genre : Soul
Note : 5
Remarqué par son deuxième album The Express en 2008, le groupe Belleruche définit sa musique comme de la
"turntable soul music"... pour la soul, le rapport n'est pas difficile à voir tant les sonorités et la voix de la chanteuse Kathrin deBoer rappellent ce style. Pour le côté
turntable, il y a quelques scratchs discrets et des ambiances qui peuvent rappeler les débuts de Portishead. Avant de sortir leur troisième album, les Anglais publient un maxi
incluant de nouveaux titres, des remixs et deux versions acoustiques de morceaux déjà connus.
Si 56% Proof démontre bien le côté soul, Gold Rush représente l'aspect turntable de ce Liberty EP ! Ce disque commence donc par présenter ces deux facettes. La première
est un peu légère et, malgré un riff agréable, pas très accrocheuse. La seconde est plus profonde, plus sombre avec ce son découpé au cross fader qui vient répondre une guitare multipliant les
interventions. La basse est là pour tenir les murs, et seule la voix n'est pas marquée par la mélancolie.
Passons vite ensuite sur les deux titres acoustiques, très folk et sans le côté électrique qui fait l'identité de Belleruche, pour aborder les remixs. Le premier sur la liste est une version
assez minimaliste de You're Listening To The Worlds par Asthmatic Astronaut (en téléchargement libre ici). Ce dernier creuse la veine sombre du groupe et, avec bien peu de sons employés, créé un
univers intimiste qui convient bien à Kathrin deBoer. Dans un style plus proche de leur référence bristolienne, le Scratch My Soul de Thief démontre son habileté à
construire des intrumentations puissantes et complexes. Il forge autour du chant un instrumental finement travaillé et tout en nuance.
Cet EP contient enfin quatre versions du "tube" Anything You Want (Not That) dont une drum'n bass signé Hint qui manque un peu de relief. Aldo Vanucci
s'illustre à deux reprises avec un remix légèrement agressif pour les oreilles avec des claviers énervés et un autre plus amusant avec des samples puisés dans un passé lointain. Quant à la
relecture plus moderne de Scott Whyte, elle est un peu faible.
Au final, ce maxi est assez inégal mais ne présage rien de mauvais pour les prochaines aventures du groupe, que nous préférerons plus turntable que soul...
