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Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /Août /2009 11:31
Date de sortie : 10 août 2009
Label : Planet Mu


Nous avions déjà parlé du Britannique Luke Vibert cette année, à l'occasion de la sortie de son album Rythm (ici). Il n'est donc pas nécessaire de revenir sur ses travaux avec Jean Jacques Perrey, sa pléthorique discographie et sur son glorieux passé au sein du label Ninja Tunes sous l'avatar Wagon Christ. Les sorties de l'Anglais sont toujours très attendues par ses fans de la première heure.
Cette fois-ci pour ce We Hear You, c'est le mythique label Planet Mu qui s'y colle.

Doté d'une grosse prod' ne laissant que très peu de place aux failles, cet album laisse apercevoir une facette que l'on soupçonnait depuis longtemps chez Vibert. Jamais poussée à fond, sa face la plus funky et dansante est là à son paroxisme.
Malheureusement, tout celà n'est pas toujours du meilleur goût. En reconnaissant que la notion de goût est assez subjective, on ne peut tout de même s'empêcher de penser qu'insérer des sons digne de la dance 90's dans de l'acid house n'est pas l'idée du siècle.
La maîtrise de l'acid est pourtant une des cartes de visite du lascar.
Par bonheur, tous les morceaux ne souffrent pas d'une telle infamie. Pretty Old Acid Music est un petit modèle du genre. On se réjouira également du tout en variation Belief File d'ouverture, du tubesque et rafraîchissant We Hear You. Le rigolo porn Shirtwee rappelle l'aspect cartoon sonore qui avait fait la gloire de Vibert à l'époque où il sévissait chez Ninja Tunes.
Les hymnes geek Computer Complex et Marvelous Music Machine ne sont pas en reste non plus, tout comme les intéressants Electrophy et Dive and Lie Wrecked.
On retrouve également ça et là le bienvenu et immodéré goût de l'Anglais pour le Moog.
Le reste souffre d'un excès de gimmicks et de redondance par tant de sons ronflants. Les breaks, le vocoder, les samples cartoonesques, les montées bleepiennes aquatiques et la démarche un peu "booty shake" n'y changeront rien.

Ce We Hear You est donc assez inégal et manque cruellement d'homogénéité. Il recèle heureusement une petite moitié de titres qui parviennent tant bien que mal à sauver l'ensemble d'un semi-naufrage. Tout celà n'enlevant en rien à tout le bien qu'on pense de Luke Vibert, on est en droit d'espérer qu'il revienne à plus de maîtrise.
Malgré l'"aigritude" relative qui emplie cette chronique, nous avons toutes les raisons de penser que ce disque trouvera quand même son public. A vous de vous faire un avis.
                                 
par Ed Loxapac
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