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  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...

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Mercredi 18 mars 2009 3 18 /03 /Mars /2009 15:39

Année : 2009
Label : Fabric

Genre : House

Note : 7/10

Omar S n'a peur de rien, la preuve avec ce nouveau mix pour la fameuse série Fabric. LA boite anglaise a en effet commandé
un mix au DJ. Et que répond le petit Omar : "pourquoi pas, mais je ne veux mettre que mes morceaux". Il vaut mieux en avoir dans le pantalon pour se permettre autant d'assurance.
Mais d'ailleurs, c'est qui cet Omar S ? Un mec de l'ombre, un DJ qui ne sort que des bombes deep-house-minimal autoproduites depuis quelques années. On le voit peu, il daigne rarement sortir de son antre de Detroit. Et voilà, le mot est lâché : Detroit. Les pupilles se réveillent, les souvenirs remontent à la surface.
C'est donc parti pour 16 titres dans un pur esprit old-house from Detroit mais avec une petite touche actuelle permettant de capter l'auditeur néophyte. Ainsi, Strider's World déroule ses basses sur une nappe très Carpenter avec des sonorités sorties d'une gameboy. On retrouve aussi un rythme de plus en plus martial sur Crusin Conant, le genre de morceau idéal pour redonner de l'énergie aux danseurs. Mais c'est surtout l'esprit de Moodymann qui hante nombre de titres comme le Psychotic Photosynthesis ou Day. Mais Omar S n'est pas dupe, il sait pertinemment que la fête est finie, que l'esprit soul de la house s'effiloche avec le temps. U apparaît comme un polaroid de la house actuelle, la rythmique étant anesthésiée par cette voix mélancolique.
Le Fabric d'Omar S n'est pas un chef d'oeuvre, il se fait même un peu redondant par moment, mais il permet de remettre un pied dans ce qui fut pendant longtemps le haut lieu de la techno.


par B2B
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Mardi 17 mars 2009 2 17 /03 /Mars /2009 17:32
Année : 2009
Label : Warp


Les amateurs de musiques électroniques intelligentes attendent les nouvelles sorties de Clark comme Christine Boutin attend la prochaine intervention papale : avec la plus grande ferveur.
Je ne reviendrai pas sur les précédents faits d'armes du lascar. Je précise simplement aux néophytes que cet artiste a scindé ses productions en deux groupes, celles signées sous son véritable nom : Chris Clark et celles sous le simple patronyme Clark. Cinq albums magnifiques avec presque autant d'EP's, font visiter les tréfonds de l'âme artistique tortueuse de ce jeune britannique.
Turning Dragon, sa dernière sortie avant Growl's Garden nous avait conforté dans l'idée que Clark est un sombre trublion, capable à chaque album de se renouveler et d'explorer de nouveaux sillons torturés.
Celui-ci ne déroge pas à la règle. Beaucoup attendaient une suite logique à Turning Dragon, Clark a choisi d'évoluer encore en fusionnant toutes les facettes de son talent.

Le résultat est un ersatz technoïde inétiquetable, pas si ressemblant que ça à son prédecesseur. Là où beaucoup se casseraient la gueule, je pense secrètement à Squarepusher, il arrive à toujours maîtriser ses craquages et à ne pas partir dans le décor.
La chanson éponyme ouvre cet EP et la claque est immédiate, c'est un véritable assaut analogique campé d'une voix trafiquée au vocoder. Il y a une vraie dimension épique dans ce titre, provoquant un "headbangisme" robotique.
Vient ensuite The Magnet Mine, avec ses percussions criardes digitales précédant un froissement du beat et un développement martial des boucles rythmiques. Jusqu'ici c'est du très très lourd.
Seawed  est un morceau de techno pure, en perpétuelle déconstruction évolutive, une vraie bombe pas très recommandée pour les auditeurs au potentiel schizophrénique. C'est le titre que je trouve le plus dans la continuité de l'album précédent.
Vient alors le quelque peu déroutant Gonk Roughage, morceau hip-house crunky terriblement efficace mais un peu foutraque. Celui-ci n'est pas conseillé en cas d'épileptie chronique.
Le cinquième morceau (déjà !), Distant Father Torch est dans la plus pure tradition IDM chère à l'artiste avec ses bleeps sautillants et ses nappes insondables. La descente s'amorce magnifiquement.
Le rassurant et aérien Farewell Mining Town referme ce disque dont on ressort groggy, comme après une magistrale partie de jambes en l'air avec une amazone au visage masqué.

Clark prouve encore une fois qu'il est de la trempe des Aphex Twin, Autechre, Boards of Canada ou autre Amon Tobin, capables de faire chialer et danser l'auditeur par son passionnant et mystérieux univers, qui peut faire basculer quiconque dans une folie addictive sonore.
Je n'en jette plus et tiens à rassurer les lecteurs en précisant que je n'ai pas joui lors de l'écriture de cette chronique.

par Ed Loxapac
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Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /Mars /2009 01:16
Année : 2009
Label : Just Music


Jon Hopkins est un artiste britannique. Pianiste virtuose, il a étudié dès son plus jeune âge à l'Ecole royale de musique de Londres. Il est l'auteur de deux autres albums parus chez Just Music.
Sur ce Insides, l'Anglais inonde chaque titre de tout son immense talent.
Il construit des ponts entre IDM et compositions neo-classiques. En plus de sa formation classique, on ressent une vraie culture électronique, utilisant  toutes les facettes du genre comme l'ambient ou même le glitch.
Rarement musique électronique et piano classique n'avaient rendu pareille alchimie.
Bien que douce comme la caresse d'une vestale, la musique d'Hopkins sait se montrer plus tendue voire oppressante comme sur les titres Wire, Insides et Colour Eye.
Il a une grande facilité pour passer de l'obscurité à la lumière. Magnifique de bout en bout, ce n'est  pas un album, c'est un cri splendide jeté en offrande à tous les mélomanes.
Massive Attack et Brian Eno avaient déjà prophétisé son avènement en collaborant  avec ce génie.
On regrettera qu'il ait également travaillé avec Coldplay, sûrement pour payer des études complémentaires...
Ebloui par ce disque, je le range auprès des derniers albums de Stendeck et Ametsub, véritable panthéon du genre au premier trimestre 2009.


par Ed Loxapac
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Dimanche 15 mars 2009 7 15 /03 /Mars /2009 03:27

Année : 2009
Label : Autres Directions in music


Paru en janvier, j'avais mis cet album de côté pour l'apprécier à sa juste valeur dans un contexte approprié.
Vous allez comprendre, ou pas.
Color Cassette livre ici un disque qui fera voyager tout auditeur n'ayant pas enfoui sa dernière once d'émotion.
Une folktronica aux mélodies enfantines et mélancoliques, avec juste ce qu'il faut de glitch pour ne pas sombrer dans une pop standard.
Qui dit folk dit guitares, celles présentes sur cet opus sont du meilleur goût.
La voix, bien qu'un peu larmoyante, n'en est pas désagréable ni ennuyeuse pour autant.
On sent une grande maîtrise, une sensibilité à fleur de peau et d'une grande créativité.
On peut comparer certains titres aux premiers travaux de Psapp ou encore à certaines textures épurées chères à Helios.
En bref, voici l'album parfait pour moisir en toute quiétude un lendemain de soirée acide.
Mais on peut également écouter ça le soir venu, les yeux fermés en se disant que certaines sorties hivernales peuvent encore réchauffer les coeurs les plus glacés.
Hautement recommandé.


par Ed Loxapac
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Dimanche 15 mars 2009 7 15 /03 /Mars /2009 03:13
Année : 2009
Label : Toptrax


Kalabi est un artiste britannique qui signe ici son premier album sur le label allemand Toptrax.
Les colleurs d'étiquettes s'en donneront à coeur joie, trip-hop, chill-out ou lo-fi, la musique de cet Anglais s'articule autour de rythmiques jazzy ou hip-hop acidulées, de basses vrombissantes et de quelques petites touches ethniques dans le choix des saisies d'instruments acoustiques.
Et oui, ça a l'air chiant dit comme ça... mais ce n'est pas vraiment le terme approprié.
Les illustres Kruder & Dorfmeister ou les Thievery Corporation faisaient en leur temps des choses tout à fait semblables avec les moyens technologiques de l'époque.
Voilà donc un album pas désagréable qui recèle certains titres pas inintéressants.
Les aigris se demanderont pourquoi en 2009 certains mecs s'évertuent à encore faire du son comme ça.
Il est difficile sur ce coup là de leur jeter la pierre.


par Ed Loxapac
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Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /Mars /2009 23:05
Année : 2009
Label : Rune Grammofon/ECM


Il y avait eu une trilogie de 2001 à 2007 qui avait permis de situer le bonhomme.
Arve Henriksen nous revient cette année avec sa trompette et ses ambiances crépusculaires. On pense immédiatement à Truffaz, mais le Norvégien a plus l'expérience du blizzard et des étendues spacieuses que le Suisse, et ça s'entend.

Sa cartographie est effectivement à l'image de son pays, version hivernale. Mélodie sourde, hurlement de trompette lointain. Une voix s'incruste par moment.

Ces 12 titres vous mettent en paix, imposent un calme abrasif et imperturbable.

Le trompettiste finit avec
Sorrow And Its Opposite, un morceau un peu plus enjoué mais toujours très contenu.
La beauté est froide, mais le coeur est réchauffé.



par Tahiti Raph
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Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /Mars /2009 19:40
Année : 2009 (mais 2008 pour l'UK)
Label : Keysound Recordings


Le Londres actuel n'est plus seulement une ville remplie d'enfoirés en costards et de vieilles bourgeoises du west end. Aujourd'hui, la ville est cosmopolite, se fond dans un maelstrom culturel des plus épicés. Rien d'étonnant à l'écoute de Dusk & Blackdown, nouveau groupe tout droit sorti des tréfonds d'un bon vieux fog.
La mode est au dubstep. Je prends. Le grime marche toujours. Je signe. Les sons hindous ont le vent en poupe. Je suis achevé.
Avec Margins Music, bienvenue dans une cave planquée au 5e sous-sol, le seul endroit ou les basses ultras puissantes ont droit de cité. Dès l'intro, on sait que ça ne déconnera pas une seconde, qu'aucune échappatoire sera possible et pourtant voila que des sons hindous et une voix viennent enrober ce bonbon poisseux et lui donner un relief insoupçonné.
L'album regorge de morceaux trippants comme Concrete Streets, excellent track de grime épaulé par le débit mitraillette de Durrty Goodz. Le morceau final, Focus, vaut à lui seul le détour, un dub-step évolutif sublime qui donne envie de faire le tour du périph à 3h du mat' dans une caisse enfumée : tout simplement addictif.
Il ne faut pas non plus se leurrer, si les atmosphères sombres vous plombent, passez votre chemin (mais vous allez le regretter dans quelques années).
Le métissage dub-step, musique indienne est une réussite totale, les deux réussissant à cohabiter sans se bouffer. Sans doute la bande-son urbaine du moment, celle qui saura vous faire sentir le bitume comme personne.


par B2B
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Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /Mars /2009 04:03
Année : 2009
Label : InFiné


Après avoir sorti son maxi Bora, Rone revient donc avec ce très attendu Spanish Breakfast.
Soutenu par Agoria à la production et par Rashad Becker (Efdemin, Jamie Lidell, Ricardo Villalobos...) au mastering.
Il en résulte un excellent disque, parvenant  à fusionner techno minimale et electronica soyeuse.
Les sonorités sont extrêmement variées, passant sans fausse note d'une émotion à l'autre.
Un album contrasté et très créatif a contrario des sorties électroniques françaises actuelles, qui elles, tendent vers une mode putassière déjà périmée ou une pseudo french touch 2.0 bien trop anémiée.
Tous les titres sont très bons et leur grande variété semblent nous raconter une véritable histoire.
Trés calme au début du disque, le rythme s'accentue crescendo jusqu'à la fin.
On saluera le jovial et alambiqué Belleville, le lunaire Poisson Pilote ou le très dancefloor Tasty City.
Et les iconoclastes cuivres sur La Dame Blanche achèvent de me séduire.
Un album rafraîchissant qui à coup sûr,  peut donner à Rone le trophée du meilleur disque électronique français paru depuis ce début d'année.
Deux petits bémols après tant d'éloges, la trop courte durée de l'album et la pochette, simplement horrible.
par Ed Loxapac
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Vendredi 6 mars 2009 5 06 /03 /Mars /2009 08:19
Année : 2009
Label : Breathe


Ray Garrido est un artiste multi-instrumentiste bien trop méconnu. Ce Mexicain est déjà auteur d'un album dont je ne me souviens plus du nom.
Cette deuxième galette à l'artwork appliqué et original, est une invitation au voyage.
Des influences trip-hop, post-rock parfumées aux effluves krautrock confèrent une dimension mystique à l'ensemble.
On se croit perdu dans une île peuplée de spectres ou sur un tournage de la série Lost.
Cet album se diffuse tel un onguent narcotique du plus bel effet. Les nappes de synthés analogiques et des rythmiques hypnotiques de tout poil y contribuent largement.
Près de 60 minutes de bonheur offertes par un artiste qui gagne à être connu.
Enorme surprise. Hautement recommandé.

par Ed Loxapac
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Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /Mars /2009 16:38
Année : 2009
Label : Compost


Aprés l'acclamé French Cuisine, Alif Tree revient donc avec ce Clockwork.
Ce français se nourrit de beaucoup d'influences différentes et c'est un peu ce que j'aurais tendance à lui reprocher.
Féru de philarmonique, il a introduit de la pop, du jazz et des sonorités world exotiques dans ses précédents opus.
Ce monsieur est un peu difficile à suivre et c'est peut-être finalement ce qu'il souhaite.
On retient surtout de lui le titre Belle, sur son album précédent, le trop métissé French Cuisine.
Le remix de Forgotten Places par Moodymann rappelle également à mon bon souvenir.
Alif Tree est multi-instrumentiste et a le don d'incorporer de l'acoustique dans sa démarche électronique. La conséquence est que parfois, son son a tendance a flirter avec une lounge du plus mauvais goût, n'en déplaise aux amateurs de chill-out.

Mais revenons à ce très inégal Clockwork certes extrêmement bien produit.
Voilà un album de chansons, avec de belles voix et une touche jazz bien affirmée.
Passé le splendide instrumental d'introduction Au revoir, la collaboration avec Tony Joe White se fait plus sentir et là... c'est le drame. Des effluves de bayou et des influences Nashvilaines apparaissent et il est temps pour moi de fuir.
Il y a quand même des morceaux tout à fait agréables, bien chantés, accompagnés de cuivres et d'un piano de grande qualité. La chanson Que tu est magnifique, mais trop peu sont de ce niveau. Les petits bidouillages sur Clockwork m'ont également séduit mais pas assez pour qualifier ce disque de bon album.
Voilà un opus qui ne me parle pas, tout simplement. Nul doute qu'il trouvera son public, les disquaires regorgeant de plus en plus d'amateurs de pop jazzy pour bobos parisiens.

P.S. : ceci n'est pas un assassinat.

par Ed Loxapac
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Mardi 3 mars 2009 2 03 /03 /Mars /2009 20:09

Année : 2009
Label : Bpitch control

Genre : Electro-dub-techno

Note : 6/10


Un supergroupe à se mettre sous la dent, ça fait saliver d’avance d’autant plus quand il s’agit d’electro berlinoise. Bpitch control nous largue donc un projet commun entre Modeselektor et Apparat : Moderat. Sur le papier, ça laisse envisager un album prometteur. Il faut dire que le duo Modelesktor écume les scènes depuis quatre ans en retournant à chaque fois un public plus nombreux grâce un son electro percutant pendant qu’Apparat se fait plus sombre, plus progressif (et il faut l’avouer, plus intéressant).

Ne tergiversons pas : Moderat est un album sans intérêt. Pourtant, tout part bien avec l’intro de A New Error qui permet de retrouver l’ambiance urbaine crasseuse de Modeselektor accouplée aux montées sans fin d’Apparat. Mais ça ne prend pas, ça se traîne, ça se répète. C’est bien simple, on a l’impression d’écouter 11 fois le même titre. Il n’y a aucune recherche, aucune âme. Chaque morceau déroule le même schéma : une montée répétitive, plombante. Pourtant, on s’imaginerait bien déambuler dans un Berlin nocturne apocalyptique mais le côté keupon, ça va deux minutes.

La symbiose entre les deux groupes a beau être évidente, cet album tombe dans la facilité. C’est sans doute un album trop contextuel, qui sent la crise dans le fond et la forme. C’est dommage mais pourtant, un petit quelque chose me laisse à penser que les prestations live de Moderat seront d’un autre acabit et arriveront à dépasser les fondations de l’édifice.


par B2B

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Lundi 2 mars 2009 1 02 /03 /Mars /2009 13:26
Année : 2009
Label : Jarring Effects


Je ne suis habituellement pas très féru des sorties du label Jarring Effects, mais je dois avouer que pour moi, Filastine en est le membre le plus intéressant.
Après l'inégal mais intéressant Burn It, paru en 2006, le Britannique nous livre ces jours-ci sa "bombe sale".
Aussi à l'aise sur des platines qu'avec des machines, il nous démontre qu'il a su utiliser les codes du grime et du dub-step sans être trop poussif.
Toujours autant hip-hop mais moins ethnique que sur son opus précédent, il n'en a pas perdu sa démarche militante.
Il ne tombe pas pour autant dans le cliché démago "Babylone c'est mal", mais gare à ne pas virer Manu Chao quand même...
Toujours très hip-hop donc, comme sur le très bon titre Hungry Ghosts, réunissant les deux MC underground : le japonais EDC et l'aborigène Wire.
Beaucoup d'autres featuring vocaux en compagnie de voix féminines à dominante sud-américaine.
Les samples de films et de discours politiques sont légion.
Pétrie d'influences diverses, sa musique est métissée. Les rythmiques martiales ou les breakbeats du brillant Desordenador précèdent The Sinking Ship avec sa gratte flamenco en toile de fond.
Cet album ne fera pas révolution mais la démarche est à saluer. Je serais même curieux de voir ce que ça peut donner en live. En tous cas, c'est un bon bol d'air frais dans la froide galaxie Jarring Effects.


par Ed Loxapac
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Lundi 2 mars 2009 1 02 /03 /Mars /2009 09:49

Année : 2009

Label : Gigantic Music

Genre : Electro-pop

Note : 7/10


2007 fut l’année Klaxons, 2008 l’année MGMT. C’est ainsi, chaque cycle annuel voit débouler un groupe indie dont le son est propice à enflammer la presse (au hasard : Les Inrocks et Technikart) et par ricochet une ribambelle de branchés. A ce jeu là, 2009 risque fort d’être l’année Harlem Shakes. Pourquoi ?

Voilà encore un énième groupe de rock issu de la Big Apple et dont la pose de branleur est l’argument le plus vendeur ? Pour une fois, vous faites fausse route car Harlem Shakes c’est la pochette surprise la plus réjouissante de cet hiver merdique, un bonbon acidulé qui vous pète dans la bouche. En dix titres, ce groupe va vous coller le sourire pour le reste de la saison.

Dès le morceau d’ouverture, Nothing But Change Part.2, on est saisi par l’efficacité pop de l’entreprise. La voix du chanteur, calquée sur celle du gazier de Clap Your Hands Say Yeah!, vous emmène dans un mille-feuilles bien plus complexe qu’une vulgaire première écoute pourrait laisser paraître. Chaque titre est un brillant copier-coller de tout ce que la musique pop a engendré ces dernières années : l’afro-pop, l’electro-pop… tout y passe à la moulinette avec brio. C’est bien simple, aucun morceau n’est à jeter, les refrains sont d’une efficacité redoutable ; Sunlight faisant figure de single imparable pour l’été prochain pendant que Natural Man ou Unhurried Hearts (Passaic Pastoral) sortent du lot. Le groupe a parfaitement digéré les codes de la musique pop et nous livre un album sans faute de goût.

Alors, on parie ? Harlem Shakes groupe hype de 2009 ?

par B2B
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Dimanche 1 mars 2009 7 01 /03 /Mars /2009 14:21
Année : 2009
Label : spa.RK realeases


Un artiste espagnol méconnu, quelques remixeurs de talent, voici comment produire un excellent album d'électronica doux pour les oreilles et riche pour l'esprit. .TAPE. a confié 11 titres de son album Painted sorti fin 2005 à une bande de bidouilleurs dénommés Sébastien Roux, Bichi, Bradien ou ISAN. Quelle bonne idée !

Le disque blip, craque, caresse les oreilles et intrigue. C'est brillant et enjoué pour Tungg ou Shugo Tokumara, expérimental pour Sébastien Roux, bruitiste, fragile et torturé pour d'autres. La relecture de Lo Pencil par The Village Orchestra, fait partie des meilleurs passages. Une plage mélodieuse et envoûtante qui s'étend avec plaisir.
Cette belle promenade finit par Bichi toujours aussi inventif et maître de son univers électronique paisible.

Un disque qui rafraîchit bien plus qu'un simple coup de peinture !


par Tahiti Raph
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Dimanche 1 mars 2009 7 01 /03 /Mars /2009 11:40

Année : 2009
Label : New deal


Le "DJ Shadow français" est de retour ! Doctor Flake nous revient avec un troisième album toujours aussi abstract hip hop et cinématique. "DJ Shadow français", abstract hip hop... cette chronique s'annonce pleine de clichés et d'étiquettes en carton !
Le discret producteur livre neuf titres chargés de la mélancolie qui caractérise les ambiances poisseuses auxquelles il nous a habitué. Les mélodies sont tendues et les beats pesants. Jusqu'ici tout va bien.

Comme d'habitude ? Et bien non ! Car le docteur a convoqué quelques amis chanteurs qui viennent agréablement agrémenter le disque. Le groupe de rock Vale Poher squatte notamment quatre titres au micro ou à la guitare tranquillement saturée.
Le risque avec le chant, c'est de verser dans une pop un peu facile. Ce qui arrive avec Melting Feelings... sans doute le moment le plus joyeux du disque mais aussi le plus pénible.

Heureusement, le Français se reprend vite et bien ! Instrumental ou rap sur Hip Hop Tourist, l'auditeur avide de sons lourds s'y retrouvera. Le disque ne joue pas les prolongations en s'achevant sur le sombre Loveless (un hommage à My Bloody Valentine ?), pour en avoir plus, il faudra se bouger en concert !

par Tahiti Raph

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